Ma promenade littéraire du matin passe souvent par le blog d’Éric Chevillard. J’y trouve aujourd’hui l'alibi pour une note retardée : « On
s'abstient par une étrange pudeur d'évoquer les défunts, dans la crainte sans
doute de raviver la douleur de leurs proches qui se trouvent dès lors livrés à
la solitude atroce et glacée des morts eux-mêmes, mais avec la conscience de
leur chair vivante rongée par l'oubli. » N’hésitez donc pas à me parler de
mes défunts.
Parlez-moi du sieur de Beaulieu
qui, selon un document rédigé en 1695, devait au seigneur de Plélan des
vernelles d'argent, des campanes faucons et des gants de fauconnier.
Parlez-moi de Jean de Beaulieu qui vivait à Derval, au manoir de la Haye, en 1513.
Parlez-moi de Gilles de Beaulieu, à qui la duchesse Anne (1477-1514) accorda la charge de connétable.
Parlez-moi d’Olivier de Beaulieu, l’un des onze nobles de Plélan-le-Grand en 1480.
Parlez-moi de Messire Rolland de Beaulieu et de Pierre de Beaulieu (décédé mais représenté par Jeannette de la Villéon, sa femme) trouvés dans la « montre », c'est-à-dire le recensement des nobles, de l’évêché de Saint-Brieuc pour l’année 1479.
Parlez-moi de Jeanne de Beaulieu qui épousa un Guy de Ploesquellec en 1312.
Parlez-moi surtout de cet Yves de Beaulieu, trop oublié mais cité dans une charte concernant Étampes, et qui serait mort vers 1083…
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