Le 4 janvier 1940, mon père a
intégré les services du général Liss à l’État-major général des armées, à
Zossen, près de Berlin. Ses qualités de radiotélégraphiste et de dactylographe le
mettent à l’abri des multiples risques du front. Il poursuit même de 1940 à
1942 des études de théologie à l’Université Friedrich-Wilhelms comme le montre la
carte d’étudiant, miraculeusement conservée, reproduite ci-contre. Il ne perd
pas de vue qu’il veut soutenir sa thèse. Il indique l’adresse de la chambre d’étudiant
qu’il conserve au N° 38 de la rue Oranienbürger. Si le pays est en guerre,
mon
père peut encore espérer que tout s’arrangera et que la paix revenue, il pourra
intégrer la paroisse berlinoise qui a accepté de le prendre pour vicaire. Pourquoi
serait-il particulièrement soucieux alors qu’au même moment, le général
Gamelin, commandant en chef de l’armée française, adresse ainsi ses vœux à ses
amis : « Ma femme est trop occupée pour vous répondre elle-même et
me charge de vous remercier de vos bons vœux ».
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